Bébés-nageurs : profitons de la mer

 

Nous avons commencé à la maison dans la baignoire en prenant un bain avec notre bébé, en l'allongeant dans l'eau, puis en changeant de main, en le faisant voyager dans toute la baignoire, mais quelle nouveauté quand vient le moment d'approcher la mer !

Notre enfant aura beau avoir été un bébé-nageur le reste de l'année, ce n'est pas garanti qu'il n'aura pas peur. La mer, c'est plus grand, on n'en voit pas la fin, il y a des vagues, on n'en voit pas le fond et ça fait beaucoup de bruit !

Pourtant, si nous réussissons notre approche en douceur, c'est l'occasion pour notre tout-petit de faire de belles découvertes et de ressentir de nouvelles sensations.

L'eau salée, les vagues, les crustacés et le sable forment un ensemble fascinant qui leur laissera de magnifiques souvenirs.

Commençons doucement en prenant nos quartiers d'été sur la plage, mais assez loin de la mer le premier jour, et accompagnons-le pour quelques heures d'observation. Familiarisons-le avec le sable, méfions-nous s'il est chaud, les pieds de notre enfant sont sensibles et ses jambes, s'il marche à quatre pattes, encore plus !

Adoptons d'ores et déjà les bonnes règles : la plage oui, mais seulement aux heures les moins chaudes ! De 9 à 11 heures le matin et de 16 à 18 heures l'après-midi. Ne tablons pas sur la protection solaire écran totale : la peau de nos enfants (comme la nôtre) absorbe les UVA et UVB qui leur promettent un vieillissement prématuré dans leurs années futures si nous abusons du soleil et ce, malgré l'absence de coups de soleil.

Nous pouvons aussi, s'il a l'âge, l'équiper de brassards. Au bout d'une journée, il aura vraiment envie de les mettre à l'épreuve !

Ne le laissons jamais sans surveillance malgré tout et même s'il n'a aucune envie de s'approcher de l'eau. La plage est un endroit où il est facile de perdre de vue ses parents. Dans ce cas, il peut être utile de savoir qu'un jeune enfant marche toujours en longeant la plage dos au soleil pour voir où il va et chercher son chemin.

Evitons les bouées : elles risquent de le laisser passer au travers ou carrément de le faire se retourner et de le coincer la tête sous l'eau. Rappelons-nous qu'un enfant peut se noyer dans quelques centimètres d'eau seulement.

Enfin, quand toutes les conditions sont réunies, il est temps de se jeter à l'eau, ou plutôt de s'en approcher prudemment. Progressons au rythme de notre enfant : il peut décider de rester dans nos bras. Si c'est ce qu'il souhaite, il ne faut surtout pas le forcer à en descendre même le dernier jour des vacances. Ce sera pour le prochain séjour !

Nos petits-bouts se refroidissent très vite. Ne nous fions pas à nos propres sensations. Cinq minutes dans l'eau pour lui équivaut à une heure pour nous, alors ne nous éternisons pas.

Si notre enfant est vraiment audacieux, nous pourrons ensuite tenter la nage avec bébé accroché sur le dos ou la planche avec bébé sur le ventre et on se remet debout quand la vague arrive. C'est le succès assuré !